Abstract:
En abordant le XVII siècle francais, on devouvre l'Age d'Or du classicism, la periode où les homes de lettres s'extasient devant les disciplines, les convenances et al sobriété de l'art gréco-romain prôné par Aristote; d'ou la floraison d'une éclatante littérature classique à cette époque. Mais a notre grande surprise, Corneille, l'un des plus grands dramaturges classiques de son temps, se révèle péniblement géné par les règles "sacrées" des anciens, lui qui déclare encenser aussi cet "autel"solennel de l'époque. L'embarras du dramaturge nous incline donc à croier qu'une autre tendance implacable est mysterieusement en travail, celle qui pousse Corneille à enfreindre les rèegles d'Aristote, celle plus libre des contraintes et plus fantastique en imagination, qui, exercant un pouvoir sédusant sur le monde artistique dès la fin du XVI siècle, circonvient aussi l'esprit du dramaturge le baroque. Ainsi, grâce aux "charmes" de cet art nouveau, les oeuvres théâtrales de Corneille, tout en chantant le royaume majestueux du classicisme, entrouvent-elles discrètement un autre univers, celui de al fantaisie, de l'exuberance et de l'extraordinaire, l'univers du baroque qui échappe contrôle des règles sévères lorsqu' il déroule sur la scène du théâtre cornélien des événements prodigieus et incroyables, de "belles histoires" dramatisées au point de choquer les esprits rationalists, l'univers baroque animé par les personnages exceptionnels de Corneille, êtres du changement et de l'illusion qui nouent et dénouent des intrigues embroullêes par leur cruauté ou bonté poussées au paroxysme, enfin l'univers inoubliable marqué par l'outrance du langage en faveur dans les grands salons des précieux du XVII siècle. La recherche sur les éléments baroques dans l'oeuvre théâtrale de Corneille nous aidera donc à comprendre comment les pièces cornéliennes, jugées classiques pendant trois siècles, peuvent aussi bien se comparer aux nombreuses constructions baroques, ces merveilleux édifices qui bravent la sobriété classique avec leurs décorations luxuriantes et surchargées, avec leur "decorations luxuriantes et surcharges, avec leur "déséquilibre"et leur démesure, avec cette esthétique extravagante dont le pouvoir d'envoûtement fait du Corneille classique un artiste baroque, celui qui prélude deux siècles avant Victor Hugo à la fantaisie du romantisme.